La nourriture a toujours suscité l’imagination des peintres. Des tableaux mettant en scène des pommes ou d’autres fruits, on en compte par milliers. Oui, seulement Daniel Spoerri a été le premier artiste à fonder l’art sur la nourriture. Un choix par ailleurs très intéressant. L’art, censé transcender l’homme, l’arracher à sa condition animale, se place généralement comme l’antagoniste de la nourriture, cette dernière correspondant davantage à un besoin primaire, élémentaire, indispensable à sa survie.
Depuis les années 60, le Eat Art a fait beaucoup de chemin. Dans un certain sens et pour schématiser la chose, on peut dire qu’il se décline en deux mouvements majeurs. D’un côté, nous avons le Eat Art « gastronomique », cher aux grands chefs et qu’il est possible de manger. De l’autre, ce que nous nommerons de manière malhabile le Eat Art « artistique », qui détourne la vocation première des aliments pour en faire des oeuvres d’art.



2 commentaires:
L'art doit arracher l'homme à sa condition "animale" ou "humaine" ?
Ieva, cite tes sources !
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